Les soins palliatifs en temps de pandemie.

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Date: Feb. 28, 2022
Publisher: CMA Impact Inc.
Document Type: Article
Length: 1,935 words
Lexile Measure: 1670L

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Leslie m'a arrete a l'exterieur de la chambre de Lucille a l'unite de soins intensifs (USI).

<< Lucille a decide qu'elle ne voulait plus vivre ainsi. Pourriez-vous aller lui parler? >>

J'ai grimace derriere mon masque. Exercer la medecine depuis 1 an en pleine pandemie de COVID-19 ne nous avait pas epargnes, et l'energie et le moral des troupes de l'USI commencaient a s'epuiser. Cette conversation aurait ete difficile meme dans les meilleures circonstances, mais l'augmentation des obstacles a la communication avec les patients et les familles--davantage d'equipement de protection individuelle, de patients et de restrictions aux visiteurs--rendait la situation encore plus difficile. Les taches qui etaient auparavant ordinaires nous semblaient maintenant une montagne. Des demandes que nous aurions normalement tout fait pour satisfaire recevaient toujours la meme reponse : << Non. >> Les repercussions de la pandemie devenaient de plus en plus evidentes, et comme pour un grand nombre de nos collegues (1), le mot epuisement etait de plus en plus souvent prononce dans notre USI.

On a immediatement refuse ma suggestion que le travailleur social vienne rencontrer Lucille. Lucille avait un plan et elle voulait en discuter avec son medecin.

Lucille avait environ 70 ans et menait un mode de vie actif. Son epoux et elle avaient construit un gite touristique entierement hors reseau qu'ils avaient exploite jusqu'a leur retraite, 5 ans auparavant. Depuis, ils avaient passe leurs journees a l'exterieur a jardiner, a marcher sur les kilometres de sentiers de leur propriete et a rendre visite a leur perdrix (presque) domestique nommee Harriett. Puis, soudainement, tout a change. Lucille etait montee sur un escabeau pour net toyer des rideaux lorsqu'elle est tombee et a subi une lesion medullaire, la rendant quadriplegique. Bien qu'elle eut initialement accepte une tracheotomie et une ventilation mecanique prolongee, elle souffrait de douleurs cervicales difficiles a soulager et du chagrin d'avoir perdu la vie qu'elle aimait. Elle avait decide qu'elle ne voulait plus des traitements de maintien de la vie et souhaitait faire la transition vers des soins de confort, a une condition : elle voulait le retrait de ces traitements dans le confort de sa maison de campagne, entouree de ses proches et de ses animaux de compagnie.

Au cours des jours qui suivirent, nous avons explore les raisons pour lesquelles Lucille avait change d'avis et etudie la possibilite d'ajouter des elements a son plan de soins. Nous avons consulte la clinique de la douleur pour voir s'il etait possible de prendre en charge sa douleur de facon plus efficace, mais Lucille etait reticente a utiliser des medicaments par crainte qu'ils n'embrouillent son esprit. Nous lui avons offert des consultations avec nos equipes de psychiatrie et de soins spirituels, mais elle les a declinees. Elle a refuse une evaluation de son admissibilite a l'aide medicale a mourir, disant ne pas vouloir de la periode d'attente obligatoire de 10 jours. Lucille etait inebranlable dans son projet...

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Gale Document Number: GALE|A694380461