Avantages du depistage opportuniste des infections transmissibles sexuellement en medecine de soins primaires.

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Date: May 10, 2021
From: CMAJ: Canadian Medical Association Journal(Vol. 193, Issue 19)
Publisher: CMA Impact Inc.
Document Type: Article
Length: 1,929 words
Lexile Measure: 1910L

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On assiste actuellement a une epidemie mondiale d'infections bacteriennes transmissibles sexuellement (ITS), telles que syphilis, chlamydia et gonorrhee; l'Organisation mondiale de la sante estime a pres d'un million par jour le nombre d'lTS qu'il est possible de traiter (1). Le Canada n'est pas en reste, avec des augmentations de plus de 160 % au cours des 10 dernieres annees (2). Un element central du controle des ITS est le depistage, mais le manque de donnees probantes sur la fagon de proceder, particulierement en ce qui concerne la frequence des tests, explique qu'il y ait peu de recommandations a cet effet.

Dans une ligne directrice connexe emise par le Groupe d'etude canadien sur les soins de sante preventifs, Moore et ses collaborateurs recommandent le depistage de la chlamydia et de la gonorrhee en medecine de soins primaires (3). Cette publication met a jour les recommandations nationales sur le depistage de l'Agence de la sante publique du Canada (4,5) et du Groupe d'etude canadien sur l'examen medical preventif (6) dont la derniere mise a jour remonte a 1996. Les auteurs soulignent qu'ils ont applique a la lettre le systeme GRADE (Grading of Recommendations Assessment, Development and Evaluation) (7), une methodologie largement acceptee pour la preparation de lignes directrices de pratique clinique qui inclut une revue documentaire systematique, un processus biphasique de participation des patients et une discussion en toute transparence sur les benefices et les prejudices qui y sont associes, ainsi que les enjeux de leur mise en application.

Etant donne le peu de donnees disponibles, la ligne directrice ne formule qu'une seule recommandation conditionnelle fondee sur des donnees probantes de tres faible certitude : les professionnels en soins primaires devraient proceder une fois l'an au depistage opportuniste chez les individus de moins de 30 ans actifs sexuellement et non connus comme appartenant a un groupe a risque a l'egard de la chlamydia et de la gonorrhee. Selon les auteurs, ce depistage pourrait conferer << des benefices incertains, mais potentiellement importants >>, comme la prevention de la maladie inflammatoire pelvienne chez les femmes.

Un des atouts de la recommandation est que les auteurs elargissent intentionnellement leurs recommandations de depistage aux individus jusqu'a l'age de 29 ans (comparativement a l'ancienne limite d'age de 25 ans) pour s'assurer de toucher les personnes qui presentent les plus hauts taux d'lTS. Cette hausse de la limite d'age est motivee par des donnees recentes sur l'augmentation des taux d'lTS chez les 25-29 ans. En effet, depuis 2012, le taux de gonorrhee au Canada demeure plus eleve dans ce groupe d'age que chez les 15-19 ans, les donnees de 2017 faisant etat de 264 cas par 100 000 de population, contre 151 par 100 000, respectivement (2).

Un autre atout est l'importance que les auteurs accordent a la nature opportuniste du depistage. Meme si les essais randomises et controles disponibles n'ont pas explicitement examine cette approche, une telle strategie est...

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Gale Document Number: GALE|A661458021