The Body as Me and Mine: The Case for Property Rights in Attached Body Parts.

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Date: Mar. 2021
From: McGill Law Journal(Vol. 66, Issue 3)
Publisher: McGill Law Journal (Canada)
Document Type: Article
Length: 18,760 words
Lexile Measure: 1450L

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Abstract :

According to a long-standing orthodoxy in the common law, the body is res nullius--nobody's thing. Recently, this orthodoxy has been challenged. Courts have begun to allow for property in body parts. Yet the law still insists that the body as a whole is res nullius; body parts must be separated from the body to become ownable. I call the prevailing view, according to which separation from the body is morally transformative, the "Separation Thesis." In this article, I argue that the law should recognize property rights in (some) attached body parts, too. To do this, I develop several candidate rationales for the Separation Thesis, but ultimately expose them as wanting. If separation from the body is not morally transformative, and we can have property rights in detached body parts, then we can have property in our bodies. This view--that less than the entirety of my body is me, and the rest is mine--is also normatively attractive. It readily explains why certain non-biological objects that fulfill bodily functions can become a part of our persons, such as wheelchairs and prosthetics. This view also grounds a right to the parts of our bodies that are not necessary to our existence as separate agents, such as hair. Other accounts struggle to substantiate the biological source's claim to such body parts because they resist the idea of property in the body. Finally, my account captures both the proprietary and personal wrongs a tortfeasor commits when she excises a body part from another's body without their consent. All of this implies that we can have personal rights to things outside of the body and property rights to parts of our bodies. This scrambles the intuitive alignment of "person" with "body," and "property" with "the outside world." Selon une orthodoxie de longue date de la common law, le corps est res nullius--une chose qui n'appartient a personne. Recemment, cette orthodoxie a ete remise en question. Les tribunaux ont commence a admettre que les parties du corps puissent faire l'objet d'un droit de propriete. Pourtant, le droit maintient que le corps dans son ensemble est res nullius; les parties du corps doivent etre separees de l'ensemble du corps pour etre susceptibles d'etre possedees. Je nomme le point de vue dominant selon lequel la separation du reste du corps est moralement transformatrice. Dans cet article, je soutiens que le droit devrait egalement reconnaitre des droits de propriete sur certaines parties du corps qui demeurent solidaires de l'ensemble du corps. A cette fin, je developpe plusieurs justifications possibles pour la these de la separation, mais je demontre finalement qu'elles sont incompletes. Si la separation du reste corps n'est pas moralement transformatrice et que nous pouvons avoir des droits de propriete sur des parties detachees du corps, alors nous pouvons avoir des droits de propriete sur notre corps. Cette idee, selon laquelle je suis moins de l'entierete de mon corps et j'en possede le reste, est egalement normativement attirante. Elle explique facilement pourquoi certains objets non biologiques remplissant des fonctions corporelles, comme les fauteuils roulants et les protheses, peuvent devenir une partie de notre personne. Elle peut egalement servir a etablir des droits sur les parties de notre corps qui ne sont pas necessaires a notre existence en tant qu'agents distincts, tels que les cheveux. D'autres cadres analytiques peinent a justifier la revendication de la source biologique sur de telles parties du corps, parce qu'ils rejette l'idee selon laquelle le corps peut faire l'objet de droits de propriete. Enfin, ma theorie permet d'expliquer les prejudices sur la propriete et la personne que causerait l'auteur d'un delit en retirant une partie du corps a une autre personne sans son consentement. Tout ceci suppose que nous pouvons avoir des droits personnels sur des choses externes a notre corps et des droits de propriete sur des parties de notre corps. Ceci ebranle la correspondance intuitive de avec et des avec le .

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Gale Document Number: GALE|A700859517